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« L’histoire ne se répète pas, elle rime » — M. Twain
Souvenez-vous, GLMF 22 de novembre 2000, j’avais, dans mon édito de l’époque, mentionné le comportement léger de certaines distributions qui incluaient des GCC en version de développement, des KDE bêta ou encore un noyau 2.2.14pre dans le seul but de « gonfler » l’offre logicielle et ainsi justifier d’une nouvelle version avec un beau chiffre rond.
Voici une petite aventure rédactionnelle. Dans le cadre de la production d’un article sur le media center Elisa pour Linux Pratique, nous nous sommes heurtés à un ensemble de problèmes. Après quelques essais, il s’est avéré que l’accès aux ressources sur le Net était impossible via Python Twisted. Mais, le problème n’est pas là . L’installation portait sur Ubuntu 8.10 et les essais avec Debian montraient que le logiciel était fonctionnel… à une différence près :
% apt-show-versions -a elisa elisa  0.3.5-3 install ok installed No stable version elisa  0.3.5-3 testing elisa  0.3.5-3 unstable elisa  0.5.9-1-1      experimental elisa/testing uptodate 0.3.5-3 $ apt-show-versions -a elisa elisa 0.5.9-1-1ubuntu2 install ok installed elisa 0.5.9-1-1ubuntu2 intrepid archive.ubuntu.com elisa/intrepid uptodate 0.5.9-1-1ubuntu2
Pour ceux qui ne sont pas intimes avec Debian ou Ubuntu, voici ce que cela signifie : la distribution Debian intègre Elisa en version 0.3.5 dans la branche « testing ». Il n’y a pas de version stable. La version 0.5.9 est classée dans « expérimental » (qui n’est pas même une branche à part entière et qui regroupe les « logiciels dont l’utilisation pourrait dégrader le système »).
Juste en dessous, nous avons la même commande sur Intrepid Ibex. La version proposée est la 0.5.9. Il n’y a pas de notion de branches dans Ubuntu. La politique de développement consiste, dans les grandes lignes, à prendre un instantané de la version en développement de Debian et de la stabiliser pour diffusion. Elisa est présent dans les dépôts Universe d’Ubuntu, le dépôt des paquets maintenus par la « communauté » et donc non supportés directement par Ubuntu/Canonical.
Voyez-vous le problème ? Elisa n’existe même pas dans la branche stable de Debian et la version considérée comme suffisamment mature pour devenir stable est la 0.3.5. Côté Ubuntu, par contre, on n’hésite pas à livrer le paquet en version 0.5.9 qui, soit dit en passant, et après maints essais, s’avère effectivement très… expérimentale.
Au final, Elisa s’installe et fonctionne correctement sur Ubuntu si l’on ajoute un dépôt Launchpad (qu’on peut considérer comme équivalent à l’expérimental de Debian). La version est alors la 0.5.21, la version développeurs.
Personnellement, j’aime la politique consistant à livrer une distribution stable qui est effectivement stable et qui possède un classement de paquets en branches dont l’objet est clair. Certes, cela limite la fraîcheur des versions, mais ajoute de l’ordre et surtout permet une certaine confiance de l’utilisateur dans le système. Si celui-ci souhaite tester une version instable, il le peut. S’il veut absolument la dernière version pour développeur, il aura toujours l’alternative de l’installation à partir des sources. C’est ce qui, je trouve, correspond le mieux à la philosophie d’UNIX. Mais les lois du marché (?) et la livraison d’applications toujours plus « hypes » semblent, petit à petit, avoir raison de la bonne vieille philosophie qui pourtant fait qu’on retrouve aujourd’hui des UNIX plein les bureaux…
Rendez-vous au 31 janvier prochain avec le numéro 113. D’ici là , commencez bien l’année 2009 qui nous réserve, je pense, bien des surprises.
Denis Bodor
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Après quelques dix années de soutien, les Éditions Diamond, et par conséquent, l’ensemble de leurs publications, annoncent avec fierté qu’elles sont officiellement membres de l’APRIL ! Nous encourageons les lecteurs de nos différents titres (Linux Pratique, Linux Pratique Essentiel, GNU/Linux Magazine et MISC) à adhérer eux aussi à cette association de promotion et de défense du logiciel libre.
L’APRIL a besoin du soutien de tous les citoyens et acteurs économiques ou sociaux soucieux de libertés informatiques. Adhérez dès maintenant !
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Pour encore mieux promouvoir et défendre le logiciel libre, l’April a lancé le 12 novembre dernier une campagne d’adhésion ayant pour objectif de renforcer l’April dans sa représentativité et dans ses moyens d’actions. Dans un premier temps, l’April souhaite atteindre les 5 000 adhérents avant la fin de l’année.
Voir le texte de lancement de la campagne.
Au jour du lancement de la campagne, l’association était constituée, de 2 545 membres utilisateurs et producteurs de logiciel libre. Deux semaines après, 42 entreprises et 13 associations ont déjà répondu présentes à l’appel de l’April pour soutenir ses actions, rejoignant ainsi les 500 personnes nouvellement adhérentes. Voir la suite »
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C’est Noël ! Enfin, c’est bientôt Noël !
Et quel plus beau cadeau que celui offert aux internautes cette année ! J’ai nommé le projet de loi adopté par le sénat le 30 octobre dernier après déclaration d’urgence. Projet de loi également connu sous le nom de « Création et Internet (Hadopi) ».
Je pense que quiconque est un tant soi peu soucieux de connaître les aspects légaux de ses activités sur Internet connaît déjà , dans les grandes lignes, ce dont je parle : la fameuse riposte graduée. Riposte détaillée par la loi adoptée par le sénat et critiquée par le Parlement européen qui a judicieusement remarqué que, constitutionnellement, seule une autorité judiciaire est normalement habilitée à prononcer des sanctions judiciaires. Critique matérialisée par l’amendement 138.
Cependant, la manière dont fonctionne la répartition des rôles semble bel et bien éviter à la nouvelle loi de tomber sous le coup de l’amendement 138 : la Haute Autorité est composée d’un collège comprenant un membre en activité de la Cour de cassation (la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français) et d’une commission de protection des droits comprenant également un membre en activité de la Cour de cassation. La commission agit sur saisine d’agents assermentés désignés par différentes entités privées (dont les sociétés de perception et de répartition des droits) ou publiques, ainsi que sur la base d’informations qui lui sont transmises par le procureur de la République (suite à un courrier qui lui aura été adressé par un citoyen par exemple. Oui, je parle de dénonciation et donc dans une certaine mesure d’un risque de délation).
Il y a donc bien, semble-t-il, participation de l’autorité judiciaire dans les actes de la commission. Mais le problème n’est pas là . Moi, en tant qu’utilisateur responsable et averti, ce qui me dérange dans cette loi, c’est une mention dans l’article L. 331-24 : « Cette lettre ne divulgue pas les contenus des éléments téléchargés ou mis à disposition. ».
On parle ici du message d’avertissement destiné à l’internaute fautif. Sachant que la commission peut émettre une « injonction de prendre des mesures de nature à prévenir le renouvellement du manquement constaté », je me demande, tout naturellement, ce qui peut se passer si l’internaute télécharge ou met à disposition un élément illégal et qu’on lui intime l’ordre de ne pas renouveler l’opération sans lui préciser de quoi il s’agit.
Dans la discussion au sénat, Mme Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication précise : « La visée pédagogique et préventive de ce mécanisme, essentielle, constitue le cÅ“ur du projet du Gouvernement.» Je ne sais pas pour vous, mais moi, lorsqu’il m’arrive de réprimander mes enfants, je leur précise pourquoi. Cela leur permet de savoir quelle bêtise ils ont faite et donc de ne pas recommencer. Mais tout le monde n’interprète peut-être pas de la même manière le mot « pédagogie »…
Autre question : Quid des points d’accès wifi publics ? La loi semble répondre à la question, puisque la responsabilité de l’utilisateur partageant peut être dégagée suivant plusieurs cas, dont le piratage de la connexion et s’il a mis en Å“uvre un moyen de sécurisation (validé selon une procédure précisée par un décret en Conseil d’État). Reste à voir précisément de quoi il s’agit…
J’ai un mauvais pressentiment concernant tout cela. On se dirige clairement vers un Internet à deux vitesses. Celui de ceux qui vont se dissimuler en utilisant toutes sortes de subterfuges et celui des utilisateurs lambda qui vont, sans le moindre doute, accéder sans le savoir à un moment ou un autre à un contenu illégal. Sachant, de plus, que les premiers vont, de ce fait, partager des intérêts qui sont déjà ceux d’individus dont les activités sont bien plus nuisibles et illégales. Nous verrons ainsi apparaître sous peu des réseaux sécurisés et anonymisés où risquent de se côtoyer internautes à la recherche d’un clip vidéo, groupes mafieux, terroristes, pédophiles, etc. Tout ceci me fait penser à la prohibition. Comme chacun le sait, c’est bel et bien la prohibition elle-même qui a fait la fortune de Capone et lui a permis de créer un modèle de crime organisé qui lui a longtemps survécu. Est-ce là ce vers quoi nous nous dirigeons ? Quel Capone la riposte graduée va-t-elle créer ?
Je vous laisse, à présent, découvrir ce nouveau numéro et vous donne rendez-vous au 20 décembre prochain pour le numéro 112 (notez qu’avec tout cela, j’ai complètement oublié de faire un jeu de mots sur le numéro 7 que vous tenez dans les mains. Zut !).
Denis Bodor
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Édito
Oh ! Papa, regarde le beau nuage !
Connaissez-vous le cloud computing ? Non ?!
Diantre, vous n’êtes pas hype, pas tendance, pas fashion du tout ! Corrigeons cela au plus vite.
Le cloud computing est un concept qui faire référence au monde des applications Web (2.0 de préférence).
Le cloud computing est une vision de l’univers informatique où, sous prétexte de louables intentions écologiques et économiques, les applications ne sont plus stockées et exécutées sur votre système, mais directement sur le net, quelque part, on ne sait où… Le tout accessible via un simple navigateur Web.
Mail, stockage, traitement de texte, bureau, messagerie instantanée… voilà déjà pas mal d’applications pratiques actuelles du cloud computing. Mais le concept va plus loin encore. Il s’agit purement et simplement de considérer le nuage internet comme sa machine. Tout cela est séduisant, saupoudré de mots comme économie d’énergie, scalabilité, mutualisation du matériel… Séduisant si l’on fait abstraction des concepts de vie privée et de liberté.
RMS à d’ores et déjà judicieusement tiré la sonnette d’alarme. Que se passera-t-il lorsque votre service Webmail deviendra payant ? Qu’adviendra-t-il de vos photos lorsque le serveur gérant vos albums sera piraté ? Que se passera-t-il lorsque votre beau bureau 3D Web 2.0 grouillera de publicités parce que le fournisseur du service aura changé sa politique marketing ? Et surtout, qui aura vraiment accès à vos données ?
Est-il nécessaire de rappeler qu’aujourd’hui la plupart des individus vivant dans un pays industrialisé n’existent pour le reste du monde que via les données qui les concernent et qu’ils gèrent ? Il n’est bien sûr pas question de revenir au courrier papier, pas plus qu’à la photo argentique, mais il faut comprendre que nos données font maintenant partie intégrante de nos vies privées. Il convient de les protéger et donc de ne pas les confier à n’importe qui, encore moins à tout le monde.
Le mouvement vers la mode du cloud computing est engagé (depuis longtemps) et même si, je l’avoue, je possède un compte d’appoint sur Gmail en plus de ceux que je gère moi-même, l’idée de voir se généraliser ce concept, au point de ne plus pouvoir sauvegarder mes données avec mbsync, n’a rien de réjouissant. Pas plus que d’imaginer l’utilisateur peu averti rendu prisonnier des services qu’il utilise sur le Web. Le monde de Gibson est fascinant, certes, tant qu’il reste dans ses romans. Un peu comme celui d’Orwell…
Sur ces belles paroles, je vous donne rendez-vous au 29 novembre pour le numéro 111 (tiens, voilà un numéro qui me plaît bien).
Denis Bodor
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La 2ème édition du Salon des nouvelles Technologies « Colmar Multimédia l’Expo » se tiendra, du 24 au 26 octobre prochain au parc des expositions de Colmar, avec la participation de plus de 100 exposants.
Le salon mettra en scène les secteurs des nouvelles technologies à travers l’ensemble des produits et services composant l’univers du numérique via différents mondes : informatique, télécommunications, Internet (e-commerce, référencement), photo, audio, vidéo, jeux vidéo et emploi et formation.
Ce salon constitue un événement unique en Alsace, qui permet aux professionnels et au grand public de prendre connaissance des nouveautés dans le domaine de l’informatique en perpétuelle mutation.
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Dématérialiser ses documents, intégrer les enjeux du contactess dans son entreprise, mettre en oeuvre son ERP, optimiser son CRM et doper son CA, mettre en place sa solution de visioconférence, augmenter le trafic et les ventes de son site web… tels sont les ingrédients nécessaires pour faire le point en matière de technologies de l’entreprise communicante et doper ainsi la productivité de son entreprise et ainsi son chiffre d’affaires.
T.E.C. c’est tout cela :
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